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Covid-19 et médecine divisée

L’Académie rappelle qu’il n’existe qu’une seule médecine, « la médecine scientifique » Aurions-nous failli à cette exigence ? Aujourd’hui, avec la crise de la Covid-19, la médecine ne s’est jamais montrée aussi divisée.

Depuis les premiers assauts du virus, on a assisté à un déchainement de controverses : sur le confinement, le port du masque, l’éventualité d’une seconde vague, les traitements précoces l’hydroxchloroquine d’abord, puis l’ivermectine, les vaccins enfin.

Les médias ont fait leur miel de ces dissensus et des joutes verbales entre leurs invités. Jamais on n’avait compté autant de médecins en quête de célébrité défiler sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio. Grâce à ces médias complaisants les incertitudes de notre médecine ont été exhibées au grand jour dans l’espace public.

Personnalité inclassable, cumulant les paradoxes, le Professeur Raoult a semé le doute sur sa crédibilité scientifique. Ce d’autant qu’il s’est trompé sur toute la ligne dans ses prévisions sur l’épidémie de la covid-19. Pourtant on ne peut nier le dynamisme et le rayonnement de l’IHU qu’il dirige et qui a démontré son efficacité dans la lutte contre la covid. Aurait-on imaginé voir ce savant de notoriété mondiale accusé de charlatanisme par l’Ordre des médecins ?

Ajoutons au tableau les Professeurs Jean-François Toussaint, Laurent Tubiana, Christian Perronne qui se sont ridiculisés en niant formellement la possibilité d’une seconde vague.  

Comme le dit Bernard Henri Lévy : « ce virus rend vraiment fou. » Qu’est devenue la vérité scientifique ? Elle apparaît d’autant plus menacée que l’on assiste à une sorte de schisme entre le pouvoir en place et toute une mouvance résolument opposée à la doxa institutionnelle, chaque partie affiche en effet des professions de foi strictement opposés Du côté du pouvoir, instruit par le conseil scientifique, le vaccin est reconnu comme l’arme la plus efficace contre la Covid et la politique du tout vaccinal est privilégiée, les traitements précoces (HCQ, ivemectine), s’ils ne sont pas interdits, sont complètement occultés par l’autorité sanitaire,  on n’en parle pas. Enfin les mesures de confinement, ou de couvre-feu, le port du masque, la publicité autour des gestes barrières ont les faveurs du gouvernement qui les a activés à plusieurs reprises.

De l’autre côté, ce que j’ai appelé mouvance est en réalité déjà organisée en un collectif qui s’est donné le nom de « coordination santé libre ». Il a pour objectif de regrouper les associations qui ne partagent pas la gestion sanitaire actuelle. Il représente à ses dires plus de 30 000 médecins, autant de soignants et quelques 100 000 citoyens. Ce collectif rassemble un certain nombre d’associations[1]. Citons parmi celles-ci Réinfocovid. Son fondateur Louis Fouché est très courtisé par les médias et les réseaux sociaux. Avec son look d’éternel étudiant, son discours agrémenté de citations philosophiques, il suscite de prime abord la sympathie. A travers lui et ses projets de révolution non violente souffle comme un air de mai 68. Certains lui reprochent un discours un peu confus et prétendent que son air de coach en bien-être sociétal dissimule des positions extrémistes inquiétantes.

La profession de foi de ce collectif et des associations qu’il regroupe est strictement opposée à celle du gouvernement : dénigrement des vaccins, promotion des traitements précoces, ivermectine et HCQ, opposition à des degrés divers aux mesures de confinement et au port du masque.

Je voudrais maintenant analyser ce « schisme » à l’aune de notre système de santé. Celui-ci souffre des deux vices originels : il est centré sur l’hôpital et il est dyarchique. J’entends par là qu’il repose sur deux piliers qui n’ont pas la même gouvernance : il y a d’un côté les soins primaires ou la médecine de ville qui est régulée par la sécurité sociale et par un régime de conventions médicales et de l’autre le secteur hospitalier qui est sous la tutelle de l’État . Notre système est cloisonné : médecine de ville et hôpital échangent autant que des caissons étanches. Nous avons tous en tête l’injonction de l’autorité sanitaire au début de l’épidémie : « restez chez vous et prenez du Doliprane, ne venez à l’hôpital qu’en cas de difficultés respiratoires ». Cette phrase a mis d’emblée hors jeu les généralistes et a affirmé la préséance de l’hôpital dans la prise un charge de la covid-19. Elle est révélatrice des déficiences de notre système de santé que la crise du Covid a intensifié jusqu’à l’extrême .

La crise de la Covid ne menace pas seulement notre santé, elle s’est aussi emparée de notre esprit. Chacun des clans est enfermé dans sa vision de la situation. Pour les uns, seules les mesures gouvernementales peuvent nous préserver de la Covid-19, tout ce qui prétendrait les contester relèverait d’une folie plus ou moins douce, d’une irrationalité criminelle. Pour les autres la vaccination nous expose à des complications redoutables et toutes les mesures gouvernementales sont l’expression d’une dictature sanitaire.

Revenons pour terminer à notre question de départ : où est la médecine scientifique dans cette cacophonie ? Pour répondre à cette question, il faut admettre que nous confondons deux états de la connaissance : la science et la recherche.La science, c’est ce corpus de connaissances, de lois qui régissent l’univers et qui sont définitivement admises. Prenons l’atome, aujourd’hui il ne viendrait à l’esprit de personne de contester la notion d’atome. Pourtant, combien de siècles le cheminement de l’esprit humain a parcouru avant de parvenir à cette certitude.

La pandémie de la covid-19 qui a fait irruption sur notre planète il y a plus d’un an a confronté la médecine à des situations radicalement nouvelles. Même si la réactivité de du corps médical a permis des avancées spectaculaires dans la connaissance de la maladie et dans son traitement par la mise au point de vaccin, il reste encore de vastes zones inconnues.

Admettre son ignorance est un impératif pour une éthique scientifique. Mais un chercheur qui répond « je ne sais pas  » à un journaliste a toutes les chances de ne pas être réinvité. L’esprit humain a besoin de réponses, et les médias préféreront n’importent quelle théorie aussi fumeuse soit-elle à un aveu d’ignorance. Nous sommes dans une phase de recherche et la temporalité de la recherche n’est pas celle des médias. Elle exige infiniment plus de temps.


[1] Réinfocovid, AZI-THRO- d’hospitalisations, Association des Covid Long, L’UPGCS (Union pour la Prévention et la Gestion des Crises Sanitaires), association BonSens.org, collectif « COVID19-Laissons les médecins prescrire », AIMSIB (Association Internationale pour une médecine scientifique indépendante et bienfaisante).

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Laurent Vercoustre

26 Commentaires

  1. Les réactions de ce blog montrent la vraie frontière, celle qui sépare les scientifiques, c’est-à-dire ceux qui doutent , qui recherchent la vérité qui évolueront en fonction des connaissances, et d’autre part, ceux qui n’ont jamais douté et ne changeront jamais d’avis, jusqu’à la mort , persécutés par les puissants.

    • J’ai la sensation que vous vous mettez, à tort ou à raison, parmi les scientifiques… qui, selon vous, seraient les seuls à douter…

  2. Bonjour, je suis heureux de vous relire, mais je ne supporte pas cette dichotomie, à la limite du manichéisme, entre les médecins qui suivraient la doctrine officielle et qui ne jureraient que par la vaccination anti-Covid, et les médecins adeptes du traitement par hydroxychoroquine ou ivermectine, et qui rejetteraient à la fois la vaccination et les gestes barrière.
    Personnellement, je suis partisan à la fois :
    – des gestes barrière et du masque, dès le début de la pandémie, quand Olivier Véran relayé par l’inénarrable Sibeth Ndiaye disaient que le masque ne servait à rien !
    – du traitement proposé par Didier Raoult (en tant que tropicaliste j’ai 45 ans d’expérience de la chloroquine en France et en Afrique et de l’hydroxychloroquine, et je n’ai jamais eu le moindre problème avec ces médicaments), et aussi de l’ivermectine défendue par notre excellent confrère Gérard Maudrux et par l’association américaine FLCCC dont je suis les webinaires ; c’est un médicament très polyvalent et pas du tout toxique, qui a permis de vaincre l’onchocercose (la cécité des rivières) et les filarioses lymphatiques),
    – de la vaccination anti-Covid : je trouve que l’utilisation de l’ARN-messager est une solution très innovante et très élégante, et je me suis fait vacciner avec le Comirnaty de Pfizer dès le mois de janvier.
    Dans laquelle des 2 catégories me classez-vous ?
    Je rajoute que je suis pour la vaccination obligatoire des soignants et pour le pass sanitaire, mais que je condamne de la même façon les discours pseudo-scientifiques des antivax et l’attitude incompréhensible de l’Ordre des Médecins : au lieu de défendre la liberté de prescription des médecins de première ligne devant une maladie potentiellement mortelle pour laquelle il n’existe pas de traitement reconnu officiellement, il les attaque pour avoir essayé de soigner leurs patients !!! C’est le monde à l’envers ! La médecine avance parfois grâce à l’empirisme, au pragmatisme, à la créativité et à l’audace de certains.
    La série de Didier Raoult publiée sur le site de l’IHU avec maintenant 17.000 patients traités pendant au moins 4 jours par la bithérapie HCQ + azithromycine et une mortalité de 0,8% (soit moins de la moitié de la mortalité nationale due au Covid qui est de 1,9%) devrait ouvrir les yeux au Conseil de l’Ordre et au ministre de la Santé ! Et je ne vois pas pourquoi vous « regrettez » ce que vous avez écrit sur l’HCQ.
    Quant à l’ivermectine, l’Institut Pasteur s’y intéresse, et elle semble donner des résultats au moins aussi bons que la bithérapie de Didier Raoult, notamment en Inde où le traitement par ces médicaments a brisé la vague en 6 semaines seulement (les médias se sont bien gardés d’en parler).
    Vouloir absolument ignorer ces résultats qui nous viennent du monde entier en donnant plutôt du crédit à quelques études mal faites n’est pas une attitude scientifique.
    Le Conseil de l’Ordre devrait laisser les médecins prescrire au lieu de les condamner, car tout médecin a une obligation de soigner.
    Les médecins n’ont pas d’obligation de résultat, mais ils ont une obligation de moyens. Que le Conseil de l’Ordre et le ministre de la Santé ne les empêchent donc pas de remplir leur mission, surtout avec cette 4ème vague qui a commencé, et contre laquelle l’efficacité du vaccin est moins certaine.
    Encore une fois, le traitement ambulatoire précoce, les gestes barrière, et la vaccination ne s’excluent pas mutuellement, mais sont parfaitement complémentaires.
    Bien cordialement

    • Merci pour ce long et riche commentaire.Je ne me suis pas positionné sur l’une ou l’autre des stratégies pour luter contre la covid. J’ai simplement souligné qu’il y avait deux lignes de conduite qui s’opposaient dans la pratique… Heureusement qu’il y a des praticiens comme vous qui réalisez la synthèse des protocoles thérapeutiques.

  3. La médecine se juge à ses résultats (je veux dire la médecine de soins).
    J’ai traité mes filles et une amie (50 aine dépassée) avec IVM -AZT avec succès.Reprise du travail, pas de séquelle. What else ?

  4. Il est intéressant de lire de nouveau Laurent Vercoustre, dans un domaine qui est le sien: l’incertitude de la vérité. Je ne pense pas qu’il ait abandonné ses convictions. Il est de nouveau philosophe dans ses analyses. Cela aèrera les débats aigris.

  5. Un manque grave dans l aventure de cette épidémie , celui du bon sens et du respect de l expérience.
    Le bon sens : ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier, comme le veut le bon sens populaire. Cad investir tant dans la recherche de traitements( Budesonide ,Octofene, Ivermectine, etc..) ,dans la prévention simple ( vitamine D , Zinc) que dans celle ,plus aléatoire et plus tardive de vaccins .
    Le respect de l’experience: un virologue et un infectiologue , de haute volée , ont tous deux prévus l absence de 2 eme vague , s appuyant sur la cinétique des infections virales respiratoires. En effet , il s agit d epidemies successives de coronas mutés ou recombinès. Et l intérêt de cette position , fruit d une longue expérience , est d avoir enclenché rapidement la recherche de mutations . Recherche fructueuse ,et d’ailleurs logique , puisqu on sait que les virus a ARN passent leur temps à muter.
    Fait connu et sans doute un peu dérangeant dans le projet sortie d épidémie par le tout vaccin ….

  6. À bien y réfléchir, Dr Vercoustre,
    Vous êtes bien rentré dans le troupeau…par peur, par conviction, pour vous protéger…peu importe !
    Ah’ je comprends combien les pressions politiques plus que sanitaires l’emportent sur la réflexion intérieure…
    L’intime conviction….mais nous verrons bien à l’avenir ce que les individus vaccinés et non traités par l’hydroxychloroquine tout au début des symptômes deviennent…
    Bonne continuation…

    • « Les pressions politiques l’emportent sur la réflexion intérieure », je ne peux admettre ce jugement, Ce que je peux dire à propos de l’actualité que nous traversons , c’est que, dans bien des domaines, je ne sais pas. Admettre que l’on ne sait pas ,admettre l’incertitude, c’est le fondement de toute démarche scientifique..

  7. Vous mettez sur le même plan deux groupes comme s’ils étaient équivalents.

    Mais ce n’est pas du tout le cas : d’un côté les pouvoirs publics relayés par les journaux mainstream qui ont une force de frappe extraordinaire et ne veulent discuter de rien ; de l’autre des gens qui voudraient bien discuter de tout et qui se voient opposer une fin de non-recevoir.

    Il est normal que les positions soient extrêmement dures : la position officielle qui s’arroge le monopole de la Vérité et utilise tous les moyens administratifs et médiatiques à sa disposition pour répandre celle-ci induit forcément un raidissement de personnes qui voudraient apporter de la nuance ou que leurs arguments soient discutés avec honnêteté et loyauté.

    Il est étonnant qu’aucune étude indépendante sur les diverses formes de confinement, de couvre-feu, le port du masque, etc., n’ait été commandée par chaque gouvernement/institution qui a réclamé ou imposé leur mise en œuvre. La moindre opération militaire fait l’objet d’un Retex, c’est la moindre des choses quand des dizaines de millions de personnes subissent les mesures prises et quand des gens meurent.

    Que conseilleriez-vous concrètement au groupe de médecins contestataires de faire pour engager un dialogue ? Je pense que la plupart n’attendent que de le savoir – ils ont essayé beaucoup de choses et personne en face n’a voulu discuter.

    Votre article montre que vous détenez la clé de l’engagement de ce dialogue. Ne serait-il pas temps de les aider de façon à ce que le dialogue ait lieu ?

    • Merci pour cet interessant commentaire, mais j’ai bien peu de pouvoir pour persuader les deux paries d’engager un dialogue. Je pense qu’en réalité cette scission de notre communauté médicale en deux groupes ayant des valeurs opposées est la conséquence da la structure de notre système de santé. Celle-ci est cloisonnée avec d(un côté le secteur hospitalier qui est sous la tutelle de l’État et la médecine de ville qui est régulée par la sécurité sociale, par un régime de conventions médicales. Ce cloisonnement sépare donc les deux principaux aspects de l’offre de soins avec d’un côté les soins primaires et la médecine de ville et de l’autre l’hôpital public. Notre pays souffre d’un système dyarchique, « L’absence d’unité de direction est, depuis trois décennies, le mal endémique du système. Notre système de santé repose donc sur deux piliers distincts : l’hôpital et la médecine libérale. La crise du Covid a exacerbé le divorce originel entre ces deux aspects du soin.

  8. une seule médecine, « la médecine scientifique »
    ————————-
    La science est-elle la vérité ?
    La science n’est-elle que vérité ?
    La vérité n’est-elle que scientifique ?
    Voilà de beaux sujets pour le bac, les scientifiques, les médecins, les décideurs, les citoyen.ne.s

      • Merci Laurent!
        Mon opinion sur vérité scientifique et Vérité ontologique.
        La première est une vérité intersubjective temporaire par définition. La seconde est ce que chaque être recherche pour enfin s’apaiser.
        Comme l’ont développé de très grands penseurs, la science a par définition une vision réductrice de la réalité. Ceux qui ont érigé la science au niveau d’une religion qui nous protégerait de l’angoisse de mort peuvent à mon avis être appelés des scientistes.
        L’affrontement se situe il me semble plus entre scientistes et a-scientistes, soit un remake de l’affrontement du début du siècle dernier , qui a finit par aboutir à la loi de 1906.

    • Pas d’accord. Dans les deux cas, médecine de ville et secteur hospitalier, c’est le gouvernement qui tient le manche à balai, certes d’une façon différente. Un petit risque que la médecine de ville manifeste un peu d’indépendance? Hop, on lui interdit de soigner et l »Etat impose le Doliprane et l’insuffisance respiratoire. Vous avez vu la SS rouspéter contre cet état de fait? Non. Et remarquez que des hospitaliers (Fouché, justement) se battent contre la doxa imposée par l’Etat. Le noeud du problème est là : vous êtes un affreux complotiste si vous émettez quelques doutes : c’est interdit. Et là ce n’est pas normal.
      Ceci dit nous sommes heureux de vous voir revenir, cher confrère. Il ne manque plus que le Dr Maudrux, mais….

  9. Je viens de comprendre pourquoi votre blog est maintenu sur le site du QDM. Vous suivez le fil conducteur des positions gouvernementales .En clair, vous êtes inoffensif et votre bienveillance a été récompensée : vous avez eu le droit d’y rester.

    • Vous m’accusez de suivisme de la ligne gouvernemental. Si vous allez à la page de présentation de mon BLOG, vous verrez que l’esprit de mon BLOG n’est pas d’être pour ou contre telle mesure mais de prendre du recul à l’égard de l’actualité médicale, de comprendre les mécanismes qui conduisent à telle ou telle décision. Dans la présentation de mon BLOG, j’évoque l’influence de Michel Foucault dans mon parcours philosophique.L’objectif que je poursuis est celui d’une enquête généalogique, c’est à dire de décrire les jeux de pouvoir qui conduisent à telle ou telle situation.La lecture de Foucault vous éclairera sur ce que j’ai tenté de vous expliquer.

    • Richard Eliane, Les pourfendeurs de l’art de la nuance seront toujours sommés de choisir leur camp. C’est le propre d’un esprit radical qui préfère l’affrontement émotionnel, à la confrontation des idées….

  10. Par ailleurs cette science que l’on agite au bout d’un drapeau pour justifier de toutes les errances actuelles auxquelles on assiste, n’est que scientisme sorte de religion du cerveau gauche qui occulte toute sensibilité, tout esprit intuitif où l’on ne tient compte que d’une face de la pièce de monnaie dans notre main. Ou bien ces deux côtés de la pièce que l’on oppose sciemment :êtes vous pour ou contre les vaccins ?comme à la maternelle…et ceci j’en suis conscient est insultant pour nos enfants de 3_a 6 ans .malheureusement, le progrès du demi siècle écoulé n’a pas fait reculer notre bêtise mais l’a plutôt obture comme une religion integriste qui se voudrait progressiste. Et oui les grands médecins du passé étaient également philosophes ,artistes astrologues n’en déplaisent à ceux qui ostracisent MrFoucher et avaient une vision globale plus juste de ce qu’est un être humain viable. Et on pourra dire autant qu’on veut que le progrès en medecine a prolongé notre vie, moi j’y vois surtout les effets de ceux qui pratiquent une hygiène et une alimentation en accord avec l’intelligence du vivant et pour qui la séparation du corps n’est pas une maladie à éradiquer .

  11. Vos vœux de communications entre ces deux visions des traitements et préventions de cette épidémie sont louables mais vous avez vous même pris connaissance des commentaires lors de votre billet de décembre dernier sur l’intérêt de lhydroxychloroquine dans le covid. Irreconciliables …mais ce n’est pas essentiel bientôt une autre épreuve climatique, sociale ou sanitaire viendra effacer les palabres sur cette épidémie comme celle ci l’a fait pour la réforme des retraites et les manifestations des gilets jaunes. Tout ceci n’est que hors d’œuvres pour voir s’il l’humanité est prête à un recul salvateur et un travail sur soi. Les médias et les pouvoirs en place augmentent sans cesse l’illusion et la cécité des foules avec l’aide des jeux et des distractions proposées par ailleurs. Il n’y a aucun complotisme la dedans seulement une maturité qui semble inaccessible avant des contraintes naturelles beaucoup plus intenses …le réflexion et le mental ne servent à rien dans ce processus de maturation. Seule une éducation sensible à l’art de l’écoute et de la vision pourra amorcer une lucidité meilleure. Sinon les jeunes affamés d’une vraie intelligence de la vie et séparés de la réalité et du bon sens populaire iront bientot vers des soulèvements violents

      • Bonjour Dr Vercoustre,
        Vous avez regretté…je comprends très bien…Comment voulez-vous que les scientifiques prennent du recul ?
        Chacun campera sur ses positions…
        Le Pr Raoult est sans aucun doute une « vedette » et l’IHU très honorable. Jamais on ne reconnaîtra l’honnêteté du Pr Perronne…
        J’ai d’abord été très étonnée de votre retour sur le Quotidien du Médecin, mais finalement je comprends vos analyses.
        Le monde médical et scientifique a toujours été très divisé…
        Nous verrons bien dans un avenir proche ce qu’il en est des vaccins, des traitements, mais les médias se garderont bien de désobéir au consensus déjà établi.
        Une ex-déléguée médicale à la retraite (ouf !)

  12. Quel plaisir de te re lire. J aime la concision de tes propos et ton argumentaire . Je vois autour de moi, tes gens qui ne sont ni attardés ni stupides se precipiter dans les bras de ces nouveaux prophètes et camper sur leurs positions sans rien entendre.

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